• Un vélo-couché à la découverte du monde - livre de Matthieu MonceauxUn livre dont j'avais entendu parlé il y a quelques années en faisant des recherches sur internet sur les voyages à vélo autour du monde. J'avais apprécié la démarche de Matthieu Monceaux très orienté vers l'écologie et la décroissance. Dans ce livre, Mathieu donne son point de vue sur le monde qui nous entoure aux détours de rencontres, d'échange ou seul sur son vélo. Un homme perpétuellement en réflexion qui ne suit pas les masses. 

    Je suis tombée sur "Un vélo-couché à la découverte du monde" dans une médiathèque parisienne, vraiment très heureuse de le trouver dans le rayon "voyage". Les médiathèques sont des espaces gratuits (heu malheureusement pas toujours mais tout de même très accessibles si la gratuité n'est pas le mot d'ordre des municipalités qui les gèrent) qui nous permettent de lire des livres, de regarder des films (fictions, documentaires), d'écouter de la musique, d'apprendre une langue, un instrument de musique, etc. avec la plupart du temps des activités proposées (ateliers, projections...). Médiathèques, je vous aime ! :-)

    Matthieu Monceaux avait 26 ans lorsque le 24 juin 2002 il s'embarque dans une folle aventure, celle de faire un tour du monde. Matthieu est parti avec Eole son copain vélo-couché né en 1999. Tous les deux vont pondre un récit intéressant, un humour particulier de Matthieu (les jeux de mots !) de leur début d'aventure aux Etats-Unis jusqu'en Turquie. Souffrant depuis plusieurs semaines de grosses diarrhées (mêlées à une grande fatigue, des nausées, perte de poids), Matthieu sera dans l'obligation de se faire rapatrier vers la France. Il se remettra doucement mais sûrement d'une maladie qui avait infecté son système intestinal. Leur aventure a tout de même duré 27 mois, soit plus de 2 années à pédaler : 44.000 kilomètres et 23 pays traversés : Etats-Unis, Canada, Mexique, Guatémala, Salvador, Honduras, Nicaragua, Costa Rica, Panama, Equateur, Pérou, Bolivie, Argentine, Brésil, Uruguay, Chili, Nouvelle Zélande, Chine, Népal, Inde, Pakistan, Iran et Turquie. Entre les deux, Matthieu avait dû revenir en France durant deux mois car l'humain et le vélo-couché s'étaient fait piétiner par un camion, le temps que Matthieu se rétablisse et qu'Eole se refasse une petite santé.

    J'avais l'habitude des récits positifs, tout le monde il est bô, tout leUn vélo-couché à la découverte du monde - livre de Matthieu Monceaux (2006) monde il est gentil, en omettant de traiter de la politique des pays ou de façon superficielle. Dans ce livre, Matthieu a des choses à dire sur le monde qui l'entoure et sur la politique en général, notamment le désastre écologique, les inégalités, la pauvreté, les guerres, la vente d'arme et bien d'autres sujets. Il préfère écrire sur ce qui ne va pas afin de faire réagir, prendre conscience, améliorer les choses plutôt que d'être dans un consensus mou. Ce genre d'état d'esprit ne fait pas que des ami-e-s mais j'imagine que ce n'est pas l'objectif de Matthieu. Ce dernier revient régulièrement sur la société de consommation, la surproduction, le capitalisme qui envahit notre société et qui la détruit, qui rend les riches encore plus riches et les pauvres encore plus... - vous me suivez ? - pauvres. Il est pourtant possible de vivre mieux, en travaillant moins, en polluant moins la planète, en exploitant moins (et encore mieux : pas du tout) les humain-e-s et les animaux : la décroissance. Si on consomme moins, on peut travailler moins et avoir plus de temps pour soi, pour les autres (ami-e-s, famille, bénévolat, militantisme, culture, activités physiques, activités diverses...) et donc vivre mieux.  Et vivre mieux pour tout-e-s, ça passe aussi par la répartition des richesses partout dans le monde.

    Durant tout leur parcours, Matthieu et Eole ont essayé de mettre en pratique leurs idées (plutôt celle de Matthieu !) de décroissance et d'écologisme : un maximum de kilomètres en vélo même si Matthieu regrette maintenant d'avoir utiliser l'avion a deux ou trois reprises, de nombreuses nuits campées dans la nature ou chez l'habitant, le boycott de visites hyper touristes, une source d'énergie (un petit panneau solaire) indépendante. Peu de nuits passés à l'hôtel ou dans des restaurants, peu de trajets en train, peu ou pas de dépenses superflus. Matthieu explique son projet, comment il a réussi à le financer (en travaillant et avec l'apport de quelques partenaires) et pourquoi. De cette expérience il en ressort grandi même s'il a eu du mal à revivre en France en parfait décalage avec les "autres" qui n'ont pas vécu son expérience parfois difficile mais ô combien enrichissante.

    J'ai pris un énorme plaisir à lire ce livre car c'est avant tout un témoignage d'un homme profondément humain qui à force de se poser mille et une questions, de tout révolutionner dans sa tête a voulu vivre autre chose avec son cher et tendre ami Eole. Quelque part, je m'identifie un peu à Mathieu, avec ses idées sur l'écologie, sur la décroissance, les inégalités, sa timidité, le vélo. Je ne suis pas forcément d'accord avec tout ce qui est dit, bien entendu mais j'aime beaucoup l'esprit général.

    Au milieu du livre, vous trouverez une trentaine de photos issues de son voyage et la cerise sur le gâteau en guise de fin, une conclusion très intéressante ainsi qu'un topo sur l'écologie et des choses que l'on peut faire (ou ne pas faire) pour améliorer l'état de la société et de la planète, une bibliographie,  des informations sur le vélo-couché, entre autres.

    "Un vélo-couché à la découverte du monde" porte bien son nom puisqu'en plus de nous parler du voyage de Matthieu de Eole, il porte une réflexion sur la société qui nous entoure. Il est écrit simplement et de belle façon, toujours intéressant, débordant d'avis.

    338 pages, 18 euros.

    Le site internet

    Partager via Gmail

    1 commentaire
  • A la poursuite de l'horizon - livre de Matthieu Stelvio (2015)En faisant un tour sur l’incontournable blog biblio-cycles qui est une mine d’information sur le voyage à vélo, j’avais remarqué un récit de voyage en Europe “A la poursuite de l’horizon”. En commandant le livre sur Mon petit éditeur, l’éditeur du livre, je le reçois quelques jours plus tard dans ma boites aux lettres. 

    82 pages et 13 chapitres composent le premier livre de Matthieu Stelvio. En 2010, Mathieu réalise son premier “vrai” voyage à vélo de 3 mois, 11.277 kilomètres et 20 pays parcourus. Il retrace ses aventures : de son départ de Grenoble jusqu’en Grèce. Par la suite il continuera, son chemin par la Turquie, la Hongrie, l’Allemagne, entre autres pour revenir dans sa ville d’accueil : Grenoble.  A travers ce livre, l’auteur nous livre ses interrogations, ses pensées, ses réflexions sur le monde qui nous entoure, ses rencontres, ses envies. Il n’a rien d’un frimeur, avec lui nous vivons ses craintes, ses interrogations, ses convictions et c’est ce qui fait tout le charme de ce livre qui se lit d’une traite tant il est passionnant et intéressant. Dans sa démarche écologiste et décroissante et pleine de réflexions, il se rapproche d’un autre Matthieu, Matthieu Monceau que j'ai lu récemment avec "Un vélo-couché à la découverte du monde".

    Hormis la couverture aucune autre photo n’est présente dans le livre. Il est vrai que la qualité d’écriture de l’ouvrage justifie à lui seul l’achat d’”A la poursuite de l’horizon”. Mais quel ne fut pas ma joie, quelques jours après sa lecture, de découvrir dans le nouveau numéro de Cyclo-Camping International, le numéro 136 (automne 2015) pour être plus précise, un article intitulé “L’envol : entre doutes et détermination” retraçant le début du livre (donc pas d’inédit) ajouté à 9 photos dont la couverture de la revue ! Oh la, la, quels plaisir et régal pour les yeux.

    Matthieu Stelvio rédige des articles pour ses deux blogs portés sur l’écologie, la décroissance, les voyages à vélo, la défense des bouquetins : http://lebruitduvent.overblog.com et http://lenvol.over-blog.org. Un autre est consacré à ses voyages à vélo et à pied.

    Le livre est donc disponible, entre autres, chez l'éditeur Mon petit éditeur via ce lien. Les premières pages peuvent être lues en ligne.

    A la poursuite de l'horizon - livre de Matthieu Stelvio (2015)

    Voici quelques morceaux choisis extraits d’'"A la poursuite de l’horizon” et qui reflète assez bien l’état d’esprit - ou tout du moins de l’impression qu’il me donne - de Matthieu :

    "Titouan m'explique que son premier voyage à vélo a changé son regard sur la vie : "Enfermés dans nos p'tites habitudes, nous nous croyons obligés de faire comme tout le monde. En partant à vélo, on s'rend compte qu'on peut vivre heureux avec quasiment rien. Tous les soirs, j'm'arrête à une fontaine ou près d'un petit ruisseau, j'sors mon savons... Pas besoin de baignoire, pas besoin de salle de bain... Un vélo, une tente, un peu d'eau, un morceau de pain... et voilà, ça suffit pour être heureux !"

    "Tous les enfants ont des rêves. Trop souvent, la société est sourde, ne nous écoute pas, nous attrape, et détruit, une à une, toutes nos vocations. Je me souviens de mes belle ambitions. Je me voyais aller au bout du monde ; je voulais garder des moutons, marcher au bord des dunes. Puis les années passent... A l'usure, les médias, les publicités s'emparent de nous. Peu à peu, nos têtes sont habitées, on nous en dépossède. Nous perdons nos idéaux, devenons d'impersonnels consommateurs. Plus le temps de sourire, plus le temps de regarder les nuages, plus le temps de rêver ! On nous dit que la vie est ainsi ; et qu'autrement, ce serait pire. Voilà, si je pars à vélo, c'est pur dire non à tout ça pour ne pas me transformer en pion, pour choisir ma vie !"

    "Pédalez est, pour moi, un moyen d'expression physique ; un moyen d'affirmer avec détermination : "Non, vous ne me mettrez pas en boîte ! Vous ne m'enfermerez pas dans vos voitures, dans vos bureaux, dans vos magasins, dans vos supermarchés, dans vos barres de béton, dans vos ordinateurs, dans vos télé ! Hé, hé, bande de timbrés, attrapez-moi si vous pouvez !"

    "L'homme riche n'est pas celui qui veut toujours plus, mais celui qui sait s'asseoir sur un banc et rêver durant des heures. Encore très pauvre, je n'en suis qu'à quelques minutes."

    "J'aurais tellement préféré m'éveiller dans le silence. Pas dans un silence vide. Non, le silence que j'aime est empli des petits sons de la Nature. Le silence que j'aime, c'est le son du monde sans le bruit des hommes. Trop souvent, les hommes parlent si fort, vivent si fort qu'ils masquent toutes les petites mélodies de la vie. Il faut éteindre les moteurs, il faut se taire pour écouter le vent qui souffle dans les roseaux, les dialogues du crapaud et du hibou. En parlant à voix basse, en marchant à pas doux, on peut ne pas faire fuir le silence, ne pas l'effrayer."

    "J'obéis et regarde passer un peloton de cyclistes recouverts, de la tête aux pieds, de logos publicitaires, puis les lâchés, puis la voiture-balai bringuebalant de pauvres coureurs abandonnés. Triste univers que celui de la compétition où comme au temps des dinosaures, où comme au temps des capitalistes, la loi du plus fort fait autorité."

    A la poursuite de l'horizon - livre de Matthieu Stelvio (2015)

    "Dès leur plus jeune âge, la société éloigne les enfants de leurs rêves en les notant, en les classant, en les mettant en compétition, en leur enseignant la performance, en les soumettant aux angoisses de la sélection... et il n'est pas facile pour les nouvelles générations de se débarrasser de ces sinistres addictions. Lorsqu'il quitte l'école, l'élève qui se battait pour avoir les meilleurs notes sent un grand vide l'envahir. Dans une société où la compétition n'est pas (encoure tout à fait) omniprésente, le compétiteur, souffrant d'un manque de comparaison, doute de sa valeur. Subitement, il perd ses repères ; il pourrait alors se remettre en cause, passer de la guerre à la paix, mais malheureusement, la compétition, pour répondre à la question cruelle et primitive, martelée par l'époque : "Miroir, mon beau miroir, suis-je le meilleur ?""

    "Hiérarchiser les individus est à la fois absurde et cruel. La souffrance est muette. Le mérite n'est pas quantifiable."

    "Ah... je me prends pour un aventurier, mais dès que je m'éloigne de la civilisation, je ne suis même plus capable de me nourrir, de m'hydrater, de me laver. Drôle d'aventurier ! Je ne suis même pas fichu d'allumer un feu avec deux bouts de silex ! Je ne suis d'ailleurs pas certains d'être capable d'identifier un bout de silex ! Moi, aventurier ? Sur les mille dernières générations, j'appartiens certainement à celle qui vit le plus confortablement et simplement parce que je pars quelques jours à vélo, je serais un aventurier ? La bonne blague ! La vérité, c'est que je ne suis pas capable de vivre une semaine sans ma carte bancaire ! Je roule sur un sol lisse et artificiel ; j'ai un téléphone portable, une assurance rapatriement... Comparé à un chasseur de mammouths ou à un mineur de Montsou, je ne cours à peu près aucun risque."

    "Je ne désire pas réintégrer la société, pas même pour visiter La perle de l'Adriatique. A cet âge de ma jeunesse, ma liberté n'existe qu'au travers de ma solitude. Je ne souhaite me lier à rien et à personne, et ne veux me consacrer qu'à cet amour de l'horizon, qui m'emporte dans une course infinie et  toujours nouvelle."

    A la poursuite de l'horizon - livre de Matthieu Stelvio (2015)

    "La vie est injuste ; ces enfants ne méritent pas de souffrir de faim. Je me sens coupable d'être originaire d'une société, à l'avidité maladive, qui exploite de façon déraisonnée de fragiles ressources, ne les partage pas, et qui, par ce comportement, met en péril le bien commun, l'avenir, la justice. Pourquoi, moi français, ai-je le droit à autant de confort et pourquoi, eux albanais, seraient-ils condamnés à avoir faim ? Dépossédé de quelques bananes, ce n'est pas moi qui suis la victime de ces enfants, mais, au contraire, petits voleurs guidés par un ventre avide, ce sont bien eux les victimes, les victimes d'une humanité indifférente à laquelle, malheureusement, j'appartiens. Trop souvent, on se trompe de coupables en incriminant ceux qui n'ont rien plutôt que ceux qui s'approprient. En quoi suis-je plus légitimement propriétaire de mes bananes que des enfants qui souffrent de la faim ? 

    "Avec mon vélo, je joue à l'explorateur, mais en réalité, je ne suis qu'un touriste. Je visite le monde comme un musée, sans m'y impliquer. La souffrance des autres est réduite à un simple élément du décor de mon aventure. Je peux me payer des vacances ; eux ne le peuvent pas. Je mange à ma faim, je me promène, je passe les frontières à bicyclette ; eux ne le peuvent pas. Placées dans un tel référentiel, mes crampes et mes frayeurs deviennent dérisoires. Rien n'est plus relatif que le mérite."

    (...) "Pendant que, sous le regard de deux petits enfants qui sucent leur pouce, un vieil homme aidé d'un jeune adolescent vide les tripes d'un mouton dans une bassine. Tout autour, ça s'agite : les uns courent chercher des torchons, les autres des couteaux. Mon regard se bloque sur les intestins de l'animal. D'un coup, j'ai la nausée, des vertiges, des bouffées de chaleur, je me sens pâlir. J'imagine subitement du sang sur mes mains ! C'est atroce : je suis moi aussi un mangeur de viande !"

    "Occasionnellement, nous nous battons pour un bel objectif, l'atteignons parfois, puis, vite laissés, nous nous dépêchons de passer à autre chose. Toujours pressés, jamais satisfaits... l'homme est un animal qui s'agite dans tous les sens, qui s'invente des impératifs, qui se fait du souci pour un oui, pour un non... Il s'énerve, s'énerve, et en arrive parfois à détruire, hurler, tuer pour des bêtises, toujours plus de bêtises."

    Mise à jour du 9 décembre 2015 :

    Bonnes nouvelles ! De nombreuses photos de son voyage sont disponibles par ici.

    Son parcours :

    A la poursuite de l'horizon - livre de Matthieu Stelvio (2015)

    Partager via Gmail

    2 commentaires
  • Cyclo-Camping International # 136 - revue automne 2015Depuis deux ou trois années, je reçois quatre fois par an dans ma boite aux lettres Cyclo-Camping International,   la revue des cyclovoyageurs et cyclovoyageuses ! Et à chaque fois c’est toujours un grand plaisir de lire des témoignages (et de voir de belles photos) de personnes partant à l’aventure à vélo en autonomie, que ce soit une semaine, plusieurs mois ou plusieurs années, seul-e ou à plusieurs, à 200 kilomètres de chez elles/eux ou à l’autre bout du monde. 

    La revue est éditée par l’association du même nom qui en plus d’éditer cette revue, organise la festival du Voyage à Vélo en région parisienne chaque année en janvier. Elle organise également des sorties à vélo d’un week-end à deux semaines, propose un réseau d’hébergement solidaire, édite un manuel (livre) du voyage à vélo régulièrement mis à jour, gère un site internet de plus en plus complet, un forum, etc.

    Mais revenons à ce numéro qui est depuis le précédent tout en couleur, avec une superbe maquette, des belles photos en veux-tu, en voilà, trois articles de cyclovoyageurs qui rédigent et racontent leur propre périple. Le premier est celui de Lina Bortoletto en Alaska, le second de Bernard Ollier en Sibérie et  le dernier de Matthieu Stelvio et son petit tour d’Europe. Fait amusant, j’avais terminé son livre “A la poursuite de l’horizon” quelques jours plus tôt. Très heureuse d’y voir de magnifiques photos de son voyage, chose qu’il manquait dans son livre uniquement porté sur l’écrit (hormis la couverture) mais un récit ô combien remarquable.  Une interview d’un couple en tandem couché, des informations collectées par cyclovageur sur le Royaume-Unis, un extrait d’une conférence de 1895  sur les femmes et la bicyclette, des chroniques de livres sur le voyage repris de l’excellent blog Biblio Cycles, des comptes rendus de randonnées organisées par le CCI, des brèves.

    32 pages qui font rêver, qui donnent plein d’idées, de la motivation, de l’énergie.  Adhérez et abonnez-vous !

    Cyclo-Camping International # 136 - revue automne 2015

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • L'aventure à croquer - livre de Jean-Luc MercierJean-Luc Mercier était présent au 30ème festival du voyage à vélo qui s'est déroulé cette année à Vincennes, à deux pas de Paris, les 17 et 18 janvier 2015. Il participait le premier jour à une projection-discussion "Rêverie Andine". De mars à octobre 2012, Jean-Luc effectue un périple de 7.000 kilomètres au cœur de la Cordillère des Andes, bercé par la musique et la poésie. Un voyage de 8 mois au cours duquel il traverse Vénézuela, Colombie, Equateur, Pérou, Bolivie, Chili et Argentine.  Mais c'est derrière son stand, le dimanche, que j'ai pu échanger avec une personne très porter sur l'échange, une grande envie de partager sa passion pour le vélo et le voyage à vélo et un côté positif qui ne s'oublie pas. Du coup, j'ai été très tentée de me procurer le premier livre qu'il a écrit, racontant son périple à vélo en 2009 avec son fils de 16 ans. 1.933 kilomètres de Gouvieux (sud de l'Oise) à Rome, en passant par le Doubs, la Suisse et bien sûr l'Italie. 29 jours où il a partagé avec son fils Edouard des moments fabuleux et au final très peu de moments difficiles à moins que ce ne soit le côté positif de Jean-Luc qui ressort. En 1983, Jean-Luc avait effectué Dunkerque - Perpignan sur son vélo mais il n'avait pas retenté une autre expérience aussi longue avant 2009. C'est en 2008, à la demande d'Edouard, pourtant très inexpérimenté en vélo que le projet a été lancé. Une petite année de préparation pour qu'Edouard se prépare physiquement, pour acheter le matériel nécessaire à la randonnée et pour la préparation du trajet.

    Dans ce livre, Jean-Luc nous livre jour après jour un compte-rendu du déroulement de la journée avec ses impressions (et celles d'Edouard), le tout écrit avec une belle plume poétique. Jean-Luc se fait plaisir et nous, lecteurs et lectrices, on se régale ! Le récit donne une terrible envie d'enfourcher son vélo et de faire pareil. Partir à l'aventure, rencontrer sur la route des personnes sympathiques, dormir à la belle étoile ou dans un camping, préparer la popote, prendre de magnifiques photos, se délecter des paysages et de la nature qui nous entoure, écouter le chant des oiseaux, le bruit des cascades, le miaulement des chats, regarder le déplacement d'une fourmi.  Oui, ça fait rêver et je rêve encore ! 

    On apprécie aussi la grande complicité entre un fils et son père, des moments formidables de partage, notamment les hébergements chez leurs amis ou chez des CCIste (hébergement de cyclotouristes par des cyclotouristes, réseau créé par l'association CCI - Cyclo-Camping International - qui organise, entre autre, le festival Voyage à vélo). Les hébergements du soir se sont également déroulés à la belle étoile et surtout en camping et dans quelques auberges de jeunesse. 

    Le dernier chapitre du livre est consacré aux commentaires reçus sur leur blog, entre encouragements et félicitations. Chaque jour, ou presque, Jean-Luc rédigeait un article de leur journée et le publiait. Ainsi, les ami-e-s, la famille, des inconnu-e-s pouvaient suivre quotidiennement leur beau périple. Au milieu du livre, on trouve un encart de 8 pages de photos en couleur.

    Jean-Luc a depuis effectué deux beaux cyclovoyages. Le premier l'a amené jusqu'à Athènes (Grèce) et le second en Amérique du Sud durant 7 mois. Ces deux voyages ont été immortalisés sous forme de livre. Vous pouvez vous procurer les trois livres (en auto-édition) par correspondance, sur le site de Jean-Luc Mercier.

    L'aventure à croquer - livre de Jean-Luc Mercier

    Pour terminer, voici un beau poème d'Edouard :

    Je veux partir pour croquer l'Aventure et boire l'Inconnu

    Je veux partir pour la joie de voyager, de rencontrer, de découvrir, de contempler...

    Je veux partir pour oublier la routine du quotidien, pour empiler des images que jamais peut-être je ne reverrai dans ma vie et me les rappeler en souvenirs

    Je veux partir pour être fasciné de tout

    Je veux partir pour exister à moi-même ; me retrouver libre, à la découverte du monde, d'un tout.

    Je veux partir pour me sentir inutile, seul, contemplateur de cette nature, de cette vie qui est à l'origine de tout.

    Je veux partir pour pouvoir croire que l'Homme peut encore vivre en symbiose avec la nature

    Je veux partir pour être heureux, pour connaître un bonheur inoubliable, et même si je sais que le bonheur sera toujours ailleurs, je veux partir pour connaître un bonheur nouveau

    Je veux partir pour profiter de la vie, pour aiguiser ma curiosité

    Je veux partir pour croquer l'Aventure et boire l'Inconnu

    Il y a mille et une raisons pour lesquelles je veux partir, mais en  vérité, je veux partir pour me sentir vivant, tout en m'oubliant totalement.

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • Ce dimanche 21 juin 2015, premier jour de l'été et fête de la musique, une balade à vélo de 50 kilomètres était organisée par l'antenne MDB (Mieux se Déplacer à Bicyclette) Val de Bièvre à vélo.  Temps nuageux, un peu de pluie dans la matinée et un peu de soleil dans l'après-midi.

    Balade à vélo sur les bords de Marne (94)

    Le rendez-vous était fixé à la Maison de l'Environnement de l'Agglomération du Val de Bièvre, à Arcueil dans le Val de Marne (94). Nous étions une vingtaine de personnes à avoir répondu présent. Départ un peu après 10 heures, nous sommes passé-e-s par le Kremlin-Bicètre, Ivry-sur-Seine avec notamment un passage devant la Cyclofficine, lieu associatif de réparation participative de vélos, Saint-Maur-des-Faussées jusqu'à Nogent-Marne puis un retour par le bois de Vincennes, le 12ème puis le 13ème arrondissement de Paris jusqu'à Cachan et Arcueil. De sympathiques coins tranquilles, le long de la Marne et dans le Bois de Vincennes. A une allure très tranquille, nous sommes rentré-e-s vers 17 heures.

    Agréable balade dans la joie et la bonne humeur. :-)

    MDB est une association loi 1901 qui milite depuis 1974 pour l’amélioration des conditions de circulation à bicyclette au quotidien en Île-de-France. Grâce à ses différentes antennes, elle organise des balades à vélo, des bourses à vélo, des vélos-écoles, la Convergence (grande manifestation réunissant plusieurs milliers de cyclistes) chaque premier dimanche du mois de juin, édite un journal bi-mensuel, etc.

    MDB Val de Bièvre à vélo est une antenne réunissant les villes du Kremlin-Bicêtre, Villejuif, Arcueil, Cachan, l'Haÿ-les-Roses, Fresnes et Gentilly. Elle a été créée en 2012 et propose des cafés vélos à thème, des balades, des stands d'informations, des projections-débats, des ateliers réparation, participe à la Convergence, etc.

    Bords de Marne :

    Balade à vélo sur les bords de Marne (94) 

    Pique-nique :

    Balade à vélo sur les bords de Marne (94) 

    Bois de Vincennes : 

    Balade à vélo sur les bords de Marne (94)

    Balade à vélo sur les bords de Marne (94) 

    Paris : 

    Balade à vélo sur les bords de Marne (94)

     

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • Le Cap Nord dans l'œil du CycloNE - Le FilmPrésentation de Xavier Joël par lui-même avant son périple. Il a relié Pavillons-sous-Bois (93) jusqu'au Cap Nord (Norvège) à vélo en 2014 :

    En quelques mots, je suis Néotène (c'est un pseudonyme). J'ai 38 ans. Au moment du départ, au printemps 2013, j'en aurai 39. Je suis docteur en Sciences de l'Education. Ma thèse porte sur l'image en général et l'image télévisuelle en particulier.

    Le projet Kapp-riz-corne est né d'une ambition multiple : rallier la Cap Nord à vélo en permettant à des enfants de Montfermeil (93) et de la commune du Tampon à la Réunion (974) de suivre et d'exploiter l'aventure en classe avec des possibilités transdisciplinaires via ce blog qui sera régulièrement mis à jour et ainsi valoriser la diversité, le dynamisme et potentiel de la Seine-St-Denis et de la Réunion.

    Le nom Kapp-riz-corne est directement lié au métissage et à la diversité. Voici la manière dont il est construit : le but du projet est d'aller au Nordkapp, le nom norvégien du Cap Nord. La Norvège est le pays d'où vient mon Grand-père maternel. Vous avez le Kapp!

    Je suis né à Madagascar, le riz y est l'aliment de base et les habitants en sont les premiers consommateurs au monde. Cette céréale est également très consommée à la Réunion, là d'où viennent les parents de mon père. Voici le riz !

    Le Cap Nord dans l'œil du CycloNE - Le Film

    Madagascar, la Réunion, la Norvège... ce n'est qu'une partie de ma propre diversité. Cette diversité se poursuivra pour nos enfants puisque la femme que j'ai épousée est Franco-Algérienne. Voilà ma "corne de gazelle". Pardonnez-moi ce cliché.

    Kapp-riz-corne...

    La diversité de ces 2 départements (93 et 974) est bien plus riche encore ! En tout, hormis les nombreux allers-retours entre ici et ailleurs, voilà maintenant 20 ans que je vis en Seine-Saint-Denis. Département souvent stigmatisé pourtant doté d'un potentiel trop ignoré. C'est chacun d'entre vous avec votre histoire et votre culture plurielle. Ce que vous savez faire et ce que vous avez à dire. Vous comptez !

    J'ai réalisé la photo du caméléon (celle du blog) à la fin des années 90 dans le Nord-Est de Madagascar, pays traversé par le tropique du Capricorne. Rien à voir avec mon signe astrologique !

    J'espère vous faire voyager avec moi, rapporter de belles images de cette Odyssée et pourquoi pas... en faire un livre.

    Le blog

    Page Facebook

    Je vous conseille de regarder le sympathique court-métrage d'une vingtaine de minutes qui retrace son parcours. Appréciez les magnifiques images et paysages et toute la volonté de Xavier Joël.

    Le court-métrage :


    Partager via Gmail

    2 commentaires
  • Une vidéo d'un cyclo-voyageur en Suisse qui donne une énorme envie de s'évader en vélo vers de nouvelles contrées, vive le vélo, vive la liberté ! :-)

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • Deux mois et 3.400 kilomètres parcourus à vélo par Isabelle, Anaël et leur chienne Tyska, de la France jusqu'en Norvège, en passant par la Belgique, la Hollande,  l'Allemagne et le Danemark. Belle vidéo pour un super cyclovoyage !

    Vous pouvez visiter leur site et regarder la vidéo :

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • 27ème édition de la corrida de Villejuif, dimanche 12 octobre 2014

    Course à pied de Villejuif, 12 octobre 2014

    Ma dernière vraie course date de l'année dernière à la même époque pour la même course. Entre temps, j'ai participé en juin à la course (sans chronomètre, l'objectif étant de récolter des fonds pour une association) des héros, 6 km que j'avais effectués en marche rapide à cause de problèmes récurent aux tendons d'Achille. Mes problèmes aux tendons n'étant pas entièrement résolus, j'ai stoppé les footings et j'ai acheté une paire de battons de marche nordique, sport assez complet et qui ne pause pour le moment pas de problèmes à ces deux satanés tendons. Sachant que dans le programme de la corrida (corrida ? grrr !) figure plusieurs courses dont un 10 km que j'ai effectué l'année dernière et un 5 km en course et marche à pied, c'était l'occasion d'y participer d'une autre manière pour cette année mais surtout d'y participer. Le trajet passe en bas de chez moi, c'est motivant ! :-)

    En un mois, j'ai effectué une dizaine de sorties en marche rapide et en marche athlétique. Pas toujours facile d'intégrer la marche athlétique dans ses habitudes, entre marche et course à pied, où est la limite ? 

    Jour J, je m'entraîne doucement pendant 25 mn, quelques étirements puis direction le lieu du rendez-vous, entre la mairie et la médiathèque (cette chère médiathèque !). Je porte un t. shirt "Non à l'exploitation animale" de l'association NEA, histoire de porter un message qui est très important à mes yeux.

    Course à pied de Villejuif, 12 octobre 2014Départ vers 11h20 (première course à 10h), mélange entre coureurs, coureuses et marcheurs, marcheuses de randonnée, de marche rapide et athlétique. En début de semaine j'avais déjà fait le parcours, histoire de ne pas avoir de surprise. La pluie s'était légèrement incrustée durant la première course mais elle ne fera pas son apparition dans la seconde. Il fait 12-13°, parfait : ni trop chaud, ni trop froid. Il y a moins de participant-e-s à cette course et du coup, il est assez facile de se retrouver isolé-e sur le parcours. Heureusement, j'ai fait la marche quasiment côte à côte avec une marcheuse athlétique durant au moins les 3 derniers kilomètres. J'ai eu une petite faiblesse mentale pendant quelques minutes, me demandant si j'avais la bonne technique (j'ai encore beaucoup de travail à faire, j'en suis consciente), ce qui m'a fait ralentir un peu mais rien de bien important. Je suis arrivée sur la ligne d'arrivée 35'45 après le départ, soit un peu moins de 8,5 km/h. Je termine 7ème sur 63 inscrit-e-s (en marche) et 2ème de ma catégorie V1F (Vétérane 1 Féminine). Les cadeaux d'arrivée : une petite bouteille d'eau, une médaille, un beau t. shirt (bien trop grand !) et surtout un bon souvenir même si la course à pied commence à me démanger. J'ai maintenant l'idée de refaire faire une nouvelle paire de semelles orthopédiques, acheter une nouvelle paire de running et ensuite... je retente quelques sorties douces et progressives en footing. Je vous tiens au courant. :-)

    Course à pied de Villejuif, 12 octobre 2014

    Merci à Claire et à ma mère, Annie pour le soutien et les photos prises : de vraies photographes, encore merci !

    Course à pied de Villejuif, 12 octobre 2014 

    Course à pied de Villejuif, 12 octobre 2014

    Course à pied de Villejuif, 12 octobre 2014

    A l'arrivée :

    Course à pied de Villejuif, 12 octobre 2014

    Mon compte-rendu de la corrida de Villejuif 2013

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • Randonnée au Parc de Sceaux, jeudi 17 juillet 2014Quels moments agréables les vacances. L'occasion de faire beaucoup de choses mais trop peu par rapport aux envies, mes envies. Elles passent vite, trop vite. Aujourd'hui avec Vanda, ma petite colocataire chienne (!), nous sommes allées au Parc de Sceaux, situé dans les Hautes-Seines (92) à environ 5-6 km de notre domicile. Bermuda, tee shirt, chaussures de running, nous voilà parties pour une superbe aventure de 4 heures de marche. Départ de Villejuif, direction l'Häy-les-Roses, puis Bourg-la-Reine et enfin Sceaux, puis le parc de Sceaux que je connais depuis toute petite. Enfant, je m'y rendais avec mes parents. Je prends toujours autant de plaisir à m'y promener : la verdure, les arbres, les sous-bois, le plan d'eau, les oiseaux, le chant des oiseaux, le parcours sportif, le calme, la tranquillité... 

    Nous avons dû effectuer 18 à 20 kilomètres. Vanda a adoré cette randonnée, moi aussi. La temps s'annonçant chaud, très chaud et ensoleillé, nous sommes parties de bonne heure, vers 8h30, afin d'éviter la grande chaleur de l'après-midi. Malgré tout, nous avons bien transpiré.

    Assez de blah blah et place aux photos :

    Ma colocataire :

    Randonnée au Parc de Sceaux, jeudi 17 juillet 2014 

    Randonnée au Parc de Sceaux, jeudi 17 juillet 2014 

    Le château :

    Randonnée au Parc de Sceaux, jeudi 17 juillet 2014

    Les sous-bois :  

    Randonnée au Parc de Sceaux, jeudi 17 juillet 2014

    Randonnée au Parc de Sceaux, jeudi 17 juillet 2014

    Le plan d'eau :  

    Randonnée au Parc de Sceaux, jeudi 17 juillet 2014

    Randonnée au Parc de Sceaux, jeudi 17 juillet 2014

    Randonnée au Parc de Sceaux, jeudi 17 juillet 2014

    Randonnée au Parc de Sceaux, jeudi 17 juillet 2014 

    Les oiseaux :

    Randonnée au Parc de Sceaux, jeudi 17 juillet 2014

    Randonnée au Parc de Sceaux, jeudi 17 juillet 2014

    Randonnée au Parc de Sceaux, jeudi 17 juillet 2014

    Randonnée au Parc de Sceaux, jeudi 17 juillet 2014

    Randonnée au Parc de Sceaux, jeudi 17 juillet 2014 

    Randonnée au Parc de Sceaux, jeudi 17 juillet 2014

    Randonnée au Parc de Sceaux, jeudi 17 juillet 2014

    Randonnée au Parc de Sceaux, jeudi 17 juillet 2014

    Randonnée au Parc de Sceaux, jeudi 17 juillet 2014

    Une statue : 

    Randonnée au Parc de Sceaux, jeudi 17 juillet 2014 

    Une exposition que j'irai visiter prochainement :

    Randonnée au Parc de Sceaux, jeudi 17 juillet 2014

    Regarder la vidéo de présentation de l'exposition "A bicyclette" : 

    Partager via Gmail

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique